L’idée de vous lancer dans un projet éducatif en nature vous séduit, mais vous sentez un certain nombre de peurs vous assaillir ? Peur de ne pas être paré(e) pour l’aventure ? Peur de ne pas savoir gérer le groupe d’enfants dans un environnement extérieur ? Peur de ne pas maîtriser suffisamment les connaissances naturalistes ? Peur de ne pas mener à bien vos séances dehors ? Peur de ne pas pouvoir faire le programme en temps et en heure ? Peur du regard de vos collègues, de vos voisins, de vos connaissances et même, parfois, de votre famille ? (La liste est longue !)

Alors j’ai une bonne nouvelle pour vous : il est possible de se libérer de ses angoisses rapidement et définitivement.
Vous me connaissez : je suis quelqu’un de très pragmatique. Quand quelque chose fonctionne, j’adhère. Et je partage ! J’ai eu la grande chance de rencontrer, il y a 2 ans, une personne magnifique qui m’a libérée de mes peurs grâce à un
outil tout simple. J’ai le plaisir de lui laisser la parole aujourd’hui pour vous en parler directement.

Qui je suis ?

Je m’appelle Elisabeth Greffier, je suis mère de deux enfants devenus adultes aujourd’hui. Pendant plus de 20 ans, j’ai travaillé dans le management.
À ces deux titres, j’ai suivi de nombreux cours de communication, dont un en particulier qui est formidable pour gérer les émotions. Il s’agit de l’hypnose thérapeutique.
Cette pratique est tellement efficace que, depuis quelques années, je me consacre complètement à l’exercer et à l’enseigner. Ainsi, en 2015, j’ai cofondé avec Sylvain Brosset le centre d’hypnothérapie Régional d’Orléans. En 2016, nous avons développé Echo Logos Formation, un organisme de formation autour de l’hypnose.

Par ailleurs, je suis aussi une grande amoureuse de la forêt. C’est pourquoi je me réjouis à l’idée de partager avec vous ces informations. Elles pourront vous aider à franchir le pas de l’école en nature.
Pour celles et ceux qui ont déjà entrepris l’aventure, ces informations vous aideront à vivre cette expérience en toute sérénité !

Voyons dans un premier temps les craintes ou les phobies que vous pouvez rencontrer en relation avec l’école en plein air.

Quelles sont les peurs que vous pouvez ressentir ?

Peurs

Si vous percevez des tensions internes pesantes, la première chose à faire est d’identifier l’émotion qui vous gêne. Une émotion est une réaction vive à une situation ou à un évènement. Elle est de nature psychologique et/ou physique. Cet état affectif est intense, mais passager. Cependant, l’émotion peut aussi durer dans le temps et devenir un sentiment.

Le psychologue américain Paul Ekman a défini les six émotions primaires. Parmi celles-ci, on retrouve les émotions dites « négatives, gênantes ou désagréables ». Il s’agit de la peur, la tristesse, la colère et le dégoût. On y ajoute aussi la surprise, qui peut être autant une émotion négative qu’une émotion positive.

Ainsi, je vous invite à vous questionner sur la nature de l’émotion que vous ressentez. Une fois l’émotion identifiée, s’il s’agit de la peur, je vous invite à percevoir quelles sont ces peurs.

Quels sont les éléments déclencheurs ?

Voici des exemples de peurs qui peuvent survenir :

  • Nous trouvons tout d’abord, les craintes relatives à un nouveau projet. Cela peut être le cas d’un projet novateur comme l’école dans la nature.
    Concernant les idées novatrices, voire révolutionnaires, Idriss Aberkane évoque trois étapes dans leur perception : ces idées paraissent ridicules, puis dangereuses, puis évidentes. Les deux premières étapes peuvent susciter beaucoup de craintes.
  • Vous pouvez ressentir des peurs liées au regard que vous portez sur vous-même.
    « Qui je suis pour oser proposer de changer le cadre de l’école ? Suis-je légitime ? Est-ce que j’ai les compétences suffisantes ? Ai-je assez de confiance et d’énergie en moi pour apaiser les résistances que je vais probablement rencontrer ? ».
  • Vous pouvez aussi ressentir la peur du regard des autres (responsables de vos établissements scolaires, collègues, parents, élèves, etc).
    « Est-ce que je ne risque pas d’ennuis par rapport au cadre légal ? Est-ce qu’il existe des risques qu’il arrive quelque chose aux enfants ? ».
  • Cela peut être aussi le fait que, d’un côté, vous avez envie de faire classe dehors, car vous êtes conscient(e) de tous les bénéfices pour les enfants. Mais de l’autre, vous pouvez être rattrapé(e) par des phobies qui vous freinent. Par exemple, la peur des insectes (guêpes, araignées, etc.) ou encore la phobie des serpents.
  • Parfois, vous vous sentez envahi(e) par des peurs mais vous ne savez pas vraiment identifier pourquoi. Rassurez-vous ! Car même si vous ne savez pas ce qui les déclenche, il existe quand même des moyens de vous en libérer définitivement.

Avant de les aborder, examinons d’abord quels sont les symptômes que les peurs peuvent provoquer en vous.

Quels troubles génèrent les peurs ?

Commençons par les gênes les plus répandues :

  • Lorsqu’une angoisse se déclenche, elle est souvent accompagnée de manifestations ou de sensations corporelles (accélération du rythme cardiaque, nœud dans l’estomac, sensation de boule au ventre ou à la gorge, impression d’oppression ou d’étouffement, tremblements, bouffées de chaleur). La peur peut aussi se manifester par des réactions cutanées (plaques, rougeurs, etc).
  • Elle peut aussi générer des tics nerveux comme le fait de se ronger les ongles, trop cligner des yeux, se mordre les lèvres, faire grincer ses dents ou crisper les mâchoires (comme le bruxisme).
  • L’angoisse peut aussi provoquer des comportements inconscients comme : le grignotage, l’augmentation de la consommation de tabac ou d’autres addictions. Parmi ses comportements inconscients, nous trouvons également les troubles du sommeil avec les problèmes d’endormissement, les insomnies et les réveils nocturnes.
  • Outre le fait que l’angoisse empêche un sommeil réparateur, ce fond de tension interne a tendance à pomper l’énergie tout au long de la journée, souvent jusqu’à installer une fatigue durable.
    La fatigue nous rend plus sensible aux émotions, ce qui va consommer d’avantage d’énergie. C’est ainsi que s’installe un cercle vicieux.

Les tensions ainsi générées agissent souvent au niveau corporel

D’un point de vue psychologique, l’angoisse produit aussi un bon nombre de désagréments :

  • Le stress à tendance à réduire la confiance en soi.
  • Il peut enclencher certains systèmes de défense internes et générer de l’évitement (procrastination, fuite ou abandon de projets).
  • Il peut aussi faire émerger une certaine agressivité, nervosité ou encore susceptibilité.
  • Les troubles générés peuvent vous tétaniser ou vous freiner considérablement dans vos envies et initiatives.

D’un point de vue physiologique, la peur occasionne une montée de certaines hormones. En effet, c’est le cas de l’adrénaline, qui, notamment, accélère le rythme cardiaque et la vitalité. C’est aussi le cas du cortisol, qui maintient le glucose dans le cerveau pour mieux réagir à une situation stressante.
Ces phénomènes hormonaux sont salvateurs. Ils boostent nos sens pour augmenter nos chances de survie face au danger éminent. Ils servent dans les deux stratégies qui s’offrent alors : la fuite ou l’attaque (ou encore la tétanie dans certains cas).


Ainsi le stress, en forte dose ponctuelle, peut nous être très utile. En dose modérée, il peut également nous être favorable. Par exemple, lors d’un examen scolaire, une légère montée d’adrénaline peut donner à l’élève la sensation d’être bien réveillé et l’esprit vif pour accéder facilement aux informations stockées dans sa mémoire.
Dans de nombreux cas de la vie courante, il va être préférable de ressentir une légère vigilance interne plutôt qu’une inconscience totale des risques.
Ce qui est néfaste dans le stress généré par la peur, c’est la surcharge émotionnelle.
En effet, il s’agit d’éviter un niveau trop envahissant de l’émotion. D’une part, cela épuise l’organisme et, de l’autre, réduit nos capacités (discernement, confiance, enthousiasme, etc.).

Alors j’en viens maintenant à la bonne nouvelle : il est tout à fait possible de se délivrer définitivement de cette surcharge émotionnelle négative !

Comment se libérer de ses peurs ?

Se libérer de ses peurs

Nous avons vu que nos peurs existent pour nous protéger d’un danger éminent. Il est toujours utile de se demander si le danger est réel ou imaginaire et quelle est sa probabilité de survenue.
La première chose à faire est d’identifier vos croyances :

  • Certaines sont aidantes. Et je vous invite à vous appuyer dessus.
  • D’autres sont limitantes. Elles peuvent l’être sur l’opinion que vous avez de vous-même « Je n’ai pas ou pas assez développé cette compétence ou cette qualité » ou sur ce que vous imaginez qu’il va se passer.
    Dans le premier cas, je vous invite à chercher dans votre passé des situations où vous avez démontré telle ou telle capacité. Par exemple, pour la confiance, la persévérance ou encore la patience : cherchez des situations où vous avez su en faire preuve (pas seulement dans le domaine professionnel). Revivez ces souvenirs et rappelez-vous-en.
    Dans le deuxième cas, où vous imaginez à l’avance ce qui pourrait mal se passer, je vous renvoie à un des accords toltèques de Miguel Ruiz. C’est à dire : ne pas faire de suppositions.

Vous avez certainement vécu des situations où l’issue et les réactions des autres ont été complètement différentes que celles auxquelles vous vous attendiez.
Alors je vous invite fermer les yeux et à imaginer une version idéale du déroulé des évènements, ainsi que les réactions des personnes impliquées. Je vous conseille de le faire plusieurs fois.
Pendant ces séquences d’imagination, les neuroscientifiques ont pu mesurer que les neurones s’activent énormément, presque autant qu’en situation réelle. Elles agissent ainsi durablement sur les perceptions et les sensations internes.

Il ne suffit pas de se raisonner pour que la peur disparaisse.

Vous avez dû constater aussi que même pour un danger dont la probabilité est extrêmement faible avec des conséquences parfois mineures, il ne suffit pas de se raisonner pour que la peur disparaisse.
En effet, une rencontre avec une petite araignée aura très peu d’impact sur votre santé ou votre confort. La probabilité de rencontrer des serpents (ou bien de « perdre » un enfant de votre groupe) est statistiquement faible. Mais même si une partie de votre intelligence logique le sait, ce n’est pas pour autant que vous arrivez à faire baisser votre stress. Parfois, rien que d’y penser à l’avance fait déjà apparaître des symptômes.

Ainsi, le bon outil ne se trouve pas dans notre intelligence rationnelle et consciente mais dans notre intelligence inconsciente. Effectivement, c’est un à un niveau inconscient que ces peurs se sont programmées. Elles ont pu s’y inscrire, par exemple, lors d’un évènement traumatique. Ou bien encore au fur et à mesure des évènements de notre vie. Alors c’est donc à un niveau inconscient qu’il faut intervenir.

L’hypnose thérapeutique pour se libérer de ses peurs.

Peurs hypnothérapie

Pour dompter les angoisses, parmi les pratiques qui agissent au niveau inconscient, nous trouvons notamment l’hypnose thérapeutique. Elle s’avère très efficace pour traiter le stress, les angoisses et les phobies.

Au début d’une séance d’hypnose, le praticien professionnel vous interrogera sur les circonstances dans lesquelles se déclenchent ces peurs et ces symptômes. Cela peut être, par exemple, lorsque vous vous imaginez en train de présenter votre projet pédagogique à votre hiérarchie ou bien en train d’arriver dans une forêt sombre… Le praticien portera attention à détecter et recadrer avec vous vos croyances limitantes. Puis il vous invitera à réfléchir sur comment vous souhaiteriez vivre idéalement ces situations lorsqu’elles se présenteront. Cette étape est très importante car il est important que votre intelligence inconsciente comprenne ce qu’elle doit mettre en place pendant la séance.

Ensuite l’hypnothérapeute va provoquer en vous un état hypnotique complètement naturel. Cet état se présente d’ailleurs chez tous les êtres humains plusieurs fois par jour. Par exemple, quand vous conduisez et que vous vous dites « Tiens je suis déjà arrivé là », vous sortez juste d’un moment d’hypnose ou « état modifié de conscience ». Cela démontre que, pendant le trajet, vous étiez parti(e)s dans vos pensées tandis qu’une partie de vous-même pilotait la voiture en « mode automatique ».
Il se trouve que cet état hypnotique est très favorable au changement. Il fait passer la fréquence d’activité du cerveau en onde alpha.

Si on prenait une image cérébrale par IRM de votre cerveau pendant un trajet en voiture et au moment où vous êtes parti(e) dans vos pensées, on assisterait à des changements d’activité dans diverses parties du cerveau. Dans certaines, les neurones sont plus actifs, dans d’autres ils se connectent de manière plus intense. Ainsi cet état neurologique naturel qu’est l’état hypnotique est favorable à la reprogrammation des modes de fonctionnement qui ne vous conviennent pas.

L’hypnose se classe parmi les thérapies brèves

Il s’agit, en une ou plusieurs séances, de faire en sorte que votre intelligence interne vienne soit modifier ou supprimer ces modes opératoires gênants, soit en créer de nouveaux. Concrètement, il s’agit d’apprendre ou de réapprendre au cerveau à réagir autrement.

Les neurosciences et les sciences cognitives commencent à nous livrer certaines réponses sur ces fonctionnements. Toujours est-il, un bon praticien vous aide à définir les attitudes ou les sensations qui pour vous seraient idéales si elle se déclenchaient dans telle situation. Il va choisir la méthode qui lui semble la plus adaptée par rapport à votre mode de fonctionnement pour vous guider vers l’état hypnotique. Puis il applique une ou plusieurs stratégies d’actions sur votre objectif pour que votre organisme réalise ces changements internes.
Pour certaines phobies, nous constatons très souvent qu’une seule séance suffit à s’en libérer définitivement. Pour les autres angoisses, déjà au bout d’une séance, la plupart du temps les personnes perçoivent une très nette amélioration du stress et des manifestations associées.

Pendant les séances, vous restez toujours conscient

Le praticien est juste là pour guider la séance. Il met votre intelligence dans les meilleurs conditions pour qu’elle (re)programme vos changements internes. Les séances d’hypnose durent environ une heure. Elles peuvent avoir lieu en cabinet ou en téléconsultation à distance.
Pour choisir votre hypnothérapeute, je vous conseille de vous fier au bouche-à-oreille. Cette profession n’est pas réglementée en France. Mais la relation de confiance est primordiale.

L’autohypnose, un outil qui vous appartient

Lorsque le plus gros de la charge émotionnelle a été évacué par un praticien en hypnose ou lorsqu’il s’agit d’un niveau de stress plus modéré, il vous est également possible de vous former à l’autohypnose. Effectivement, vous pouvez apprendre à vous mettre vous-même dans cet état hypnotique et à vous appliquer des stratégies d’évolution interne.
Les techniques d’autohypnose sont simples à comprendre et faciles à pratiquer. Il vous est possible d’en acquérir les bases en seulement une journée de formation.
Pour en savoir davantage sur l’autohypnose et la gestion des angoisses vous pouvez aussi consulter cet article que j’ai eu grand plaisir à rédiger.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu:  La nature ne fait pas tout !

En résumé

– Nous avons évoqué de multiples peurs, qui peuvent se manifester lors du projet et de la mise en œuvre de l’école dans la nature et les différents troubles psychologiques et corporels que ces angoisses peuvent générer.
– Nous avons surtout évoqué des solutions très efficaces pour s’en libérer : recadrage de ses propres croyances limitantes et hypnose thérapeutique. Cette dernière s’inscrit parmi les thérapies brèves où, la plupart du temps, une consultation ou une poignée de séances suffisent à dompter définitivement le stress et les phobies.
– Enfin, nous avons vu qu’il est possible de se former soi-même à l’autohypnose pour apprendre à piloter ses émotions et à booster sa confiance.

Ainsi, je vous recommande ces outils pour non seulement gagner ou garder une belle sérénité en vous mais aussi pour conserver un enthousiasme bien énergique ! Ils peuvent se révéler un atout précieux pour accompagner les enfants dans la nature. Et leur permettre à eux, mais aussi à vous, de vivre pleinement des expériences épanouissantes et enrichissantes.

Un grand merci à Laura de m’avoir invitée à écrire cet article pour vous. Et de m’avoir ainsi donné une nouvelle occasion de partager ces informations, qui, je l’espère, vous seront aussi utiles qu’à un bon nombre de personnes qui les ont déjà mises en pratique.

Je vous souhaite de belles aventures en nature avec les enfants !

Elisabeth Greffier

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2 Responses

  1. La peur est une émotion particulière car elle a la capacité d’être autant incapacitante qu’épanouissante … Elle peut nous tétaniser mais également nous mettre en action … Apprivoiser sa/ses peur est un vrai sujet de développement personnel selon moi … Merci pour ce bel article qui éveille ma réflexion à ce sujet 🙏

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