En éducation par la nature, enseigner dehors en ville, c’est comme le reste : ça s’apprend. Mais il est tout de même bien agréable de se faire accompagner ! Aujourd’hui, je reçois Corinne MAZEL, auteure du site Enseigner dehors en ville. Nous allons échanger autour de 3 questions phares :

– Où se trouve « la nature » en ville ?
Quelles sont les différences entre enseigner dehors en ville et en zone rurale ?
– Quelles sont les différences entre les cycles ?

Enseigner dehors en ville : on peut tous le faire !

Corinne : Je m’appelle Corinne MAZEL, j’ai été pendant une quinzaine d’années conseillère pédagogique en EPS dans l’Est parisien et déjà très sensibilisée par les activités en extérieur, où on travaille sur le corps et c’était vraiment des points d’appui solides pour aborder la classe dehors que j’ai découverte récemment.

Aujourd’hui j’ai pris une retraite un peu anticipée mais je continue à travailler sur ce sujet en participant à des formations, en faisant des interventions et je m’occupe aussi d’un site, qui s’appelle « Enseigner dehors en ville ». Je tiens à préciser que je ne suis pas spécialiste, je ne suis pas experte, je n’ai pas toutes les réponses, mais j’aime bien défricher et je pense que la classe dehors en ville offre une multitude de pistes à défricher qui sont vraiment passionnantes et c’est un potentiel pédagogique énorme. C’est ça qui m’intéresse, c’est ça que je continue à travailler avec des enseignants et d’anciens collègues.

Laura : votre interview elle va en partie s’adresser à des enseignants en poste à l’éducation nationale qui sont en contexte urbain, péri-urbain et qui souhaitent démarrer ou améliorer leurs pratiques de classe dehors dans ce contexte où justement, la non visibilité supposée de la nature peut faire peur pour se lancer.

Je rebondis sur un point que vous venez de poser, celui de l’expertise. En vous positionnant pas forcément comme experte sur le sujet, moi j’ai envie de rassurer les personnes qui veulent se lancer dans la mesure où toute cette question de classe dehors, en tout cas dans la forme qu’elle est en train de prendre actuellement sur le territoire français, elle est assez neuve. On est rattachés, on est en filiation avec des grands mouvements pédagogiques historiques, mais on est tous plus ou moins déjà experts de pratiques qu’on peut déjà faire.

Enseigner dehors en ville : où est “la nature” ?

Corinne, quelque chose sur laquelle vous avez déjà des choses à dire, c’est la présence de la nature en ville. Cette nature, dans un univers urbain, où est-elle ? Où la trouve-t-on quand on enseigne dehors en école urbaine ?

Corinne : C’est effectivement la première question qu’on se pose parce que la classe dehors est pensé comme une connexion ou re-connexion avec la nature mais on va voir que ça dépasse beaucoup cet aspect-là. A cette question de la place de la nature en ville, il y a au moins deux réponses possibles :

Une approche naturaliste du “dehors” de la ville


– On peut présenter la faune et la flore présentes en ville, ça c’est la première approche. Eh bien, là, la “nature”, elle est peut-être déjà dans la cour de récréation. Il peut y avoir au moins un arbre. Mais aussi dans les squares, les parcs, les jardins partagés ou non partagés, dans les rues avec les arbres d’alignement, d’ornement, les pieds d’arbre qu’on peut ensemencer, les plantes en bac, les plantes en pot, les massifs, les murs et les toits végétalisés, les cours d’immeubles et toutes ces plantes qu’on dit adventistes, les plantes spontanées qui poussent partout et n’importe où et que personnellement j’aime énormément parce que tout ce qui pousse dans les interstices est toujours intéressant. Donc, c’est difficile de ne pas en oublier et dans cette flore il y a aussi une faune qui se développe.

Après, c’est vrai qu’on ne va pas être dans un bain de nature, c’est plutôt une petite douche, une douchette parfois. Et on a pas forcément la même quantité, pas la même qualité (et encore que parler de qualité de nature, je trouve ça un petit peu risqué) mais on est dans un milieu urbain alors si on veut trouver faute de mieux, des éléments de nature, on les trouve.

Une approche englobante de “la nature”

Mais ce qui paraît vraiment intéressant, quand on réfléchit à cette question de la nature, c’est que ça nous oblige à définir ou à redéfinir « la nature » elle-même. A réfléchir à son statut, à sa place et puis à la nôtre en même temps parce qu’on en fait quand-même un peu partie de cette nature et ça me paraît essentiel en tant qu’humain ou humaine. On interroge cette notion pour ne pas la limiter seulement à une vision que je dirais « naturaliste » c’est à dire faune et flore. Il n’y a pas que ça.

Même si la faune et la flore ne sont pas absentes des villes ce sont de très intéressants objets d’étude. Il n’est pas question de les mettre de côté pour philosopher même si on peut aussi le faire. Et la nature on l’envisage comme un éco-système généralement, dont on fait partie. Mais on peut aussi envisager la ville comme un éco-système qui serait dans la nature là on est dans une toute autre démarche. Ca nous emmène très loin, on est très avancés dans cette réflexion là, il y a des penseurs qui vont beaucoup plus loin mais c’est quand même des sentiers intellectuels que je trouve très intéressants.

Laura : L’opposition qu’on trouve communément entre d’un côté les espèces végétales et animales et de l’autre côté l’espèce humaine, elle renvoie un peu aux travaux de Philippe Descola en anthropologie.

Effectivement, en tant que mammifère animal, nous faisons partie de cet écosystème et les constructions humaines sont aussi intéressantes à envisager par rapport aux autres constructions végétales et animales qu’on entend souvent comme “naturelles”. Ca, c’est quelque chose que l’univers urbain questionne peut-être plus que l’univers rural qu’on fantasme un peu souvent comme le lieu où l’humain peut se plonger dans son altérité qui est la nature… Et l’école dehors en ville, elle va brouiller un peu ces pistes là en faisant « feu de tout bois » à partir de ce qu’on a sur place …

Enseigner dehors en ville et en campagne

Cette considération là, elle m’amène à vous poser une deuxième question, puisqu’on parle de rural et d’urbain. J’aimerais vous demander votre avis sur les spécificités sur l’enseignement dehors en ville par rapport à celui qu’il serait dans le monde rural. Et en fait, derrière cette question-là, il y a les représentations sur cette opposition rural / urbain et aussi des questions beaucoup plus pragmatiques sur les modalités logistiques spécifiques au contexte dehors dans la ville. Je pense évidemment aux questions de sécurité, d’hygiène, de matériel, d’organisation, de transport. Quelles sont ces modalités par rapport à ce qu’on pourrait voir en univers rural ?

Corinne : Je vais commencer par la fin, par les modalités logistiques, mais je suis un peu embarrassée parce que je ne connais pas forcément toutes les modalités, toutes les injonctions, le cadre exact des sorties dans le monde rural. Je connais surtout celui de l’académie de Paris où j’ai travaillé et où je continue encore à faire des choses mais il me semble que les modalités logistiques à la base elles sont les mêmes que pour toute sortie scolaire.

Il y a les éléments de base : la liste des élèves, la trousse à pharmacie, en ce moment les masques et le gel hydroalcoolique, le matériel de base à emporter et ça je pense que c’est partout pareil. Et ensuite ça va dépendre de la sortie. C’est à dire qu’en ville on peut avoir la chance d’avoir le choix. Si on a une sortie dans un parc, on peut s’approcher de la sortie de classe dehors en milieu rural ou dans un jardin, ça va être un peu la même chose. C’est pour ça que l’aspect logistique est un peu difficile à aborder parce qu’il n’est pas si différent que ça et la différenciation elle peut être énorme d’une ville à l’autre. Je ne sais pas si c’est la même chose sur l’académie de Paris ou l’académie de Versailles ou de Marseille par exemple des Bouches du Rhône. Je sais qu’on est tributaire des conditions sanitaires évidemment, on est tributaire du plan vigi-pirate et là il faut vraiment pousser les académies à fixer un cadre, soit à laisser faire ce qui n’est pas forcément leur genre…

Laura : Souvent, on va opposer rural et urbain suivant les représentations qu’on en a et, en fait, l’intérêt, à mon sens, c’est de poser non pas cette opposition là mais plutôt la question du local, et même du micro local. Par exemple, que je fasse une sortie mathématiques en ville dans mon petit quartier, dans ma rue, ou alors que j’aille dans des parcs comme Vincennes, là on a des configurations extrêmement différentes les unes des autres. Et tout dépend de ce qu’on veut en faire. Effectivement, la grande question que je vous posais elle est insoluble parce que ça dépend du contexte local. Il s’agit donc de rassurer les personnes qui veulent se lancer : il n’y a pas de bonnes réponses. Vous faites déjà comme vous faites pour les trois quarts de vos sorties de proximité en fonction du lieu où vous allez évoluer.

En plus, ça m’amène à une autre pensée qui est là, du coup, en lien avec le monde rural c’est que c’est exactement la même chose. Si on est par exemple, en dehors de toute présence construite humaine je pense aux grands parcs protégés, on va avoir une faune sauvegardée, je pense au Queyras où on va avoir la possibilité de voir des loups ou alors si on habite dans un petit village au bord de mer, on ne va pas du tout avoir les mêmes éléments naturels, donc la question de la logistique et du contexte elle est partout présente. Je vous posais la question sur la ville mais on se pose également les mêmes questions en milieu rural.

Corinne : Absolument, et en réfléchissant aux questions que vous m’avez posées, je me suis dit où est la spécificité ? Il y a beaucoup d’éléments qui sont semblables entre le rural et l’urbain et il n’y a pas forcément une opposition. Il y a un point de vue différent comme il peut y avoir un point de vue différent selon les différents lieux géographiques et les milieux.

Enseigner différemment selon les cycles

Laura : L’opposition qu’on a tendance à mettre tout de suite entre contexte urbain et contexte rural, est-ce qu’elle ne se situerait pas plutôt, et j’en arrive à une troisième question, au niveau du cycle au sein duquel sont scolarisés les enfants, et plus globalement, pour ceux qui ne sont pas dans l’éducation nationale, au niveau de l’âge des enfants ? Les spécificités ne sont-elles pas à chercher du côté du stade scolaire, du stade d’apprentissage, des cycles etc., plutôt que sur le contexte ? Qu’est-ce que vous auriez à nous dire sur les activités dehors en fonction du cycle ? Qu’est-ce qu’on peut faire en maternelle et en élémentaire, quelle pédagogie finalement , pédagogie par la nature, peut-on faire en ville ?

Corinne : Je dirais que la classe dehors en ville elle amplifie une différence pratique entre la maternelle et l’élémentaire en lien avec la représentation qu’on a de l’enfant, de la représentation et donc de l’enseignement en fonction de l’âge de l’enfant. Les plus petits seraient plus proches de la nature et les plus grands plus proches du social. Donc là on aurait peut-être pas une dichotomie, mais une vraie différence d’appréciation, je ne sais pas si elle est juste ou non, je ne suis pas dans le jugement, mais il est plus facile de trouver des coins de nature adaptés aux petits enfants, parce qu’un endroit adapté à un enfant de quatre ans, un peu en friche, on est tout de suite dans la jungle et c’est terrain d’aventures.

Donc, pour les enfants de maternelle, la classe dehors peut sembler classique, pour peu qu’il y ait un parc, un square ou lieu adapté, à proximité de l’école. Je connais ainsi des maternelles qui vont régulièrement dans un très grand parc à proximité de l’école et le périmètre d’activité est limité par un sentier, par un escalier, par une haie et par des taillis. Il y a une pelouse en pente douce puis un bosquet. C’est un terrain d’aventures formidable pour ces enfants de quatre ans. Et je crois que ce serait la même chose dans un jardin en milieu rural ou dans une partie de forêt. Il n’y a pas, là, grande différence. Pour les élèves peu âgés je connais des enseignants qui commencent très simplement en transposant à l’extérieur des activités qu’ils font dedans. Alors, ça peut commencer par la cour de récréation, ce n’est pas forcément l’objectif final de la classe dehors mais ça me paraît quand-même intéressant pour faire un premier pas parce qu’il est aussi hyper important que l’enseignant se sente à l’aise. Donc, peut-être qu’on peut y aller à pas de fourmi. On n’est pas obligé d’avoir tout de suite des projets pharaoniques.

Et puis, je travaille avec un enseignant qui, lui, travaille dans un square très classique avec des tobogans, des cages à poules, des balançoires, des choses comme ça. Il a une classe de CE1 et il travaille sous forme d’ateliers comme en maternelle, il y a des ateliers en autonomie, des ateliers dirigés et il alterne ces ateliers avec des moments de jeu libre et là ça fait plaisir aussi de retrouver le jeu libre, parce que la place du jeu libre en ville, on pourrait aussi en discuter, ce n’est pas forcément facile, et les enfants sont ravis eux aussi. Et c’est ça qui est vraiment intéressant, c’est de voir non seulement qu’ils sont heureux mais aussi, même si c’est un mot que je n’aime pas trop mais en tant qu’enseignante en EPS, j’ai l’habitude de l’employer, « performants ».

Et ça a été aussi le constat d’une enseignante que j’ai accompagnée dans une balade mathématiques par exemple où la classe était organisée en petits groupes accompagnés par des parents, elle était avec les élèves les plus en difficulté. Là aussi c’est un choix, est-ce qu’on garde un groupe d’élèves en difficulté ou est-ce qu’on les dispatch, ça c’est un choix pédagogique de l’enseignant, c’est à penser en amont et elle a été à la fois surprise et ravie de voir le travail réalisé par les enfants. Et là on est dans quelque chose de la classe dehors qui pour moi rejoint l’activité physique, le mouvement. En tant qu’ancienne enseignante d’EPS, je ne peux pas m’empêcher de penser que le mouvement est nécessaire aux acquisitions surtout scolaires et que le dehors permet ça. Donc, là plutôt que d’être dans une approche classique de la classe, on en prend une partie, on la développe et on la met en œuvre. J’ai parlé tout à l’heure de balade mathématiques et là c’en est une, j’aime bien cette idée de balade, voire de parcours, parce que c’est lié au mouvement, à l’orientation, à la construction de repères qui vont permettre l’élaboration de savoirs et là, joue aussi l’alternance entre le dehors et le dedans qui prend tout son sens.

Après les balades mathématiques il peut y avoir d’autres balades thématiques, on peut très bien faire des balades sur des éléments de nature par exemple sur les arbres, qu’est-ce que serait une balade autour des arbres ? Alors, on peut évidemment prendre ceux du quartier, apprendre à les reconnaître, voir la forme des feuilles, toutes ces choses là, ça peut être beaucoup plus sensoriel, toucher les différentes écorces. On peut les observer les dessiner, s’intéresser à leur développement lors des saisons, à leur survie, aussi aux pratiques des plantations en milieu urbain de leur entretien : qu’est-ce que l’élagage ? Ce sont des questions que l’on peut se poser. Puis, faire la différence entre un arbre d’alignement, un arbre d’ornement et un arbre dans la forêt au sein de son éco-système.

Ce n’est pas non plus tout à fait la même chose et là on déboucherait sur un focus, ou un point capital, si on fait une balade thématique autour des arbres il pourrait y avoir à un moment une sortie dans un parc forestier, qui pourrait être plus éloigné de l’école où on verrait l’arbre autrement. Voilà, ça fait partie des thématiques abordées mais il peut y en avoir pléthore. Si on pense à la biodiversité, on peut repérer dans la classe puis dans la cour, puis dans le quartier ; on parlait tout à l’heure des plantes adventistes, spontanées, pourquoi elles poussent là et comment elles arrivent ? Il y a vraiment une foule de pistes à explorer quel qu’en soit le rapport avec la nature ou pas.

Après, peut-être quelque chose de typiquement urbain, c’est le street art. Je suis en train de réfléchir à ça en ce moment et je pense que c’est quelque chose de nature urbaine où là le mot nature est pris tout à fait dans un autre sens. J’ai remarqué, parce qu’il y en a beaucoup dans le quartier où j’habite et où je travaillais, souvent il y a de nombreuses représentations d’éléments de nature : des animaux, des plantes, et ça aussi ce sont des choses que l’on peut travailler avec les élèves. Il y a une forme d’appropriation de l’espace.

Lancez-vous dans la classe urbaine dehors !

Laura : c’est intéressant ce lien. Derrière vos recommandations, vos idées, j’ai déjà vu deux choses qui vont alimenter notre dernière question c’est la diversité des possibilités amenées par l’univers du dehors. C’est la première chose qui peut encourager les personnes qui veulent faire la classe dehors, les enseignants ou autres au vu des possibilités qu’on a de  “pédagogiser” finalement les zones urbaines.

La deuxième chose que j’ai remarquée, c’est la progression que vous recommandez on ne va pas tout changer d’un coup, on peut y aller petit à petit. Donc, ma dernière question est : quels autres conseils vous pourriez donner à un enseignant ou un parent qui veut commencer demain ?

Corinne : Le conseil de base serait de s’appuyer sur la définition de la classe dehors, celle qu’en donne Crystèle Ferjou, par exemple : des sorties régulières dans un espace naturel ou culturel à proximité de l’école. Donc, là on a la régularité, la reconnexion à la nature ou à la culture et moi j’ajouterais l’alternance, l’articulation dehors dedans. Avec cette idée de mouvement et de jeu libre qu’on a déjà évoquée, là on a déjà quelques points, quelques fils qu’on peut tirer, qui vont aider à penser et à construire des activités. Il faut sortir du schéma : j’emmène mes élèves sortir dans la forêt et c’est jeu libre, et j’observe et j’en tire finalement des choses pour travailler. Ca finalement, c’est pas accessible en ville. Donc, il faut vraiment essayer de repenser cette idée de la classe dehors pour construire autre chose mais qui a complètement à voir parce que les fils qui les tissent sont un peu les mêmes.

Et puis le dernier conseil que j’ai envie de donner c’est “Lancez-vous !”. Allez-y ! Observez, et, si vos élèves sont grands, donnez leur un petit carnet pour apprendre à écrire, dessiner, faire des schémas, prendre des notes, ça dépend de leur âge. Et puis observez et là le fruit des observations donne tellement matière à travailler. C’est d’une richesse inouïe.

Laura : donc le mot d’ordre, ça va être : « Lancez-vous » ! Je terminerai en notant bien précieusement le nom du site de Corinne : enseigner dehors en ville, n’hésitez surtout pas à aller y piocher de bonnes idées par rapport aux très riches articles et partages d’activités qui y sont, et n’hésitez pas à contacter Corinne sur son site. C’est quelqu’un qui pourra vous donner des conseils que vous soyez un urbain, un péri-urbain ou que vous ayez des volontés de néoruralité peut-être un jour. C’est un site extrêmement riche.

Corinne, un grand merci pour cette trop courte interview mais nous aurons sans doute l’occasion de nous reparler et de faire écouter à nos auditeurs nos échanges.

Merci beaucoup Corinne.

Corinne : Merci à vous Laura, c’était vraiment très intéressant de répondre à vos questions et d’échanger avec vous.

Pour aller plus loin :

La joie du Dehors (Guillaume Sabin)
Cahiers pratiques CPN Agir pour la nature en ville
Par delà nature et culture (Philippe Descola)

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4 Responses

  1. Très bon échange ! C’est génial d’envisager la vie comme un écosystème qui serait dans la nature, comme le dit Corinne ! Pas besoin de beaucoup de nature en ville, juste d’être dehors et plein d’idées pour aller chercher de petits coins de verdure en ville (parc, jardins partagés…). Je pense que c’est surtout l’aspect logistique et sécurité qui effraie souvent le corps enseignant à franchir le pas.
    Un interview à faire tourner à tout prix dans le milieu de l’éducation !!!

    • Oui ! L’école dehors nous ouvre les yeux sur notre environnement, rural ou citadin ! Elle nous fait prendre conscience de l’existence de cet écosystème au sein duquel nous sommes plongés, et dont nous faisons partie !

  2. Merci pour ce podcast avec le chant des oiseaux qui apaise ^^
    Concernant le fond du podcast, l’éducation par la nature avec l’observation des cycles naturels, des constructions végétales et animales.
    Le scoutisme m’a beaucoup aidé en passant beaucoup, beaucoup de temps dans la forêt. Merci Corinne pour votre partage

    • En effet, le scoutisme a partagé, dans l’histoire, les origines du mouvement plein air et partage encore de nombreuses pratiques de type « forest school », avec les apprentissages des nœuds et confections à base de froissartage, par exemple. Une belle école de la vie !

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